Extrait de : QI : Des causes aux conséquences

Philippe Gouillou - 15 juin 2024 -https://douance.org/qicc/extrait.html

QI : Des Causes aux Conséquences

De la génétique au Capitalisme Cognitif

Philippe Gouillou

Disponible en format imprimé et en format électronique (Ebook)

ISBN
978-2-9593985-0-6 (Ebook)
978-2-9593985-1-3 (Print)

QI : Des Causes aux Conséquences - Philippe Gouillou
 

LISEZ-LE IMMÉDIATEMENT

Restez informé !

Abonnez-vous pour recevoir les alertes de nouveautés sur les livres : nouvelles parutions, nouvelles éditions, compléments, etc., mais pas les nouveautés du site Douance (liste à très faible volume !).

IMPORTANT : Vous recevrez un email vous demandant de confirmer votre inscription : cliquez sur le lien dans cet email pour que celle-ci soit effective.





Confirmation (RGPD)


TOUT CE QU'IL FAUT SAVOIR SUR LE QI

Cet extrait introduit le chapitre "I - Qu’est-ce que l’intelligence ?

COMMENT DÉFINIR L’INTELLIGENCE ?

Même si dans son Guide du voyageur galactique (H2G2), Douglas Adams avait postulé que l’espèce humaine n’était que la troisième plus intelligente espèce sur terre, après les souris et les dauphins, il apparaît bien que nous sommes au top des espèces de la planète, au point d’en occuper le monopole : nous ne laissons aucune possibilité à une autre espèce biologique d’intelligence supérieure de se développer. L’intelligence est la caractéristique principale de notre espèce Homo sapiens, celle qui la définit. Mais comment la définir elle ?

La définition la plus célèbre de l’intelligence est celle utilisée dans la tribune "Mainstream Science on Intelligence" de Linda S. Gottfredson signée par 52 chercheurs et publiée dans The Wall Street Journal du 13 décembre 1994 (il y a 30 ans) en réponse aux attaques contre le livre de Herrnstein & Murray, The Bell Curve, paru la même année :

"L’intelligence est une capacité mentale très générale qui implique, entre autres, la capacité de raisonner, de planifier, de résoudre des problèmes, de penser de manière abstraite, de comprendre des idées complexes, d'apprendre rapidement et de tirer des enseignements de l' expérience. Il ne s'agit pas simplement d'un apprentissage livresque, d'une compétence académique étroite ou d'une aptitude à passer des tests. Il s'agit plutôt d'une capacité plus large et plus profonde à comprendre notre environnement, à "saisir", à "donner un sens" aux choses ou à "comprendre" ce qu'il faut faire."
Linda S. Gottfredson (1994)

Ou, en plus court, celle publiée par le même auteur quelques années plus tard :

"L’intelligence est une capacité très générale de traitement de l'information qui facilite le raisonnement, la résolution de problèmes, la prise de décision, et d'autres capacités de réflexion de haut niveau."
Linda S. Gottfredson (1997, p. 81)

Ces définitions correspondent bien à ce qu’on entend généralement par Intelligence : une sorte de puissance cognitive, c’est-à-dire gérée par le cerveau et traitant de l’information, impliquant une capacité de réflexion consciente fondant des décisions. De fait, une création ne sera pas considérée comme une marque d’intelligence si elle n’a été réalisée qu’au hasard.

De telles définitions sont amplement suffisantes pour la plupart des usages du terme, et elles sont suffisamment communes pour que nous puissions nous comprendre quand nous y faisons référence. Elles offrent en plus l’avantage d’être assez générales, et nous pouvons même les appliquer sur les espèces animales, voire parfois sur leurs différentes races (subdivision d'une espèce chez les animaux, pour les plantes on parle de "variétés"), comme on le fait chez les chiens.

Le problème est qu’elles sont loin d’être assez précises et non-ambigües pour permettre de fonder des mesures. Beaucoup de termes qu’elles emploient ont eux-mêmes besoin d’être définis précisément, et cette définition est même circulaire : que signifie "comprendre" ? Avons-nous tous la même acceptation du mot selon notre niveau cognitif ?

Nous nous retrouvons donc face à l’intelligence dans la situation du Juge de la Cour Suprême américaine Potter Stewart face à la pornographie lors du procès Jacobellis vs Ohio en 1964 : il n’avait pas pu la définir autrement que par "Je la reconnais quand j’en vois", ce qui est peut-être suffisant pour la Justice mais pas pour des études scientifiques.

La seule solution est de construire une nouvelle définition qui soit à la fois proche du sens usuel, pour être comprise par tous, et suffisamment solide, pour permettre les études scientifiques. C’est bien ce qui s’est passé, mais pas de la manière dont on l’aurait imaginé : cette définition n’a pas été choisie ni inventée, elle a été découverte par des analyses statistiques.

Pour le montrer, nous allons d’abord voir quelques caractéristiques de l’intelligence au sens général, c’est-à-dire ses composantes telles qu’on les perçoit, puis distinguer deux types de sens du mot intelligence, avant d’en donner la définition scientifique.

LISEZ-LE IMMÉDIATEMENT